EDDIE SANTIAGO...El Romantico de la Salsa!
J'ai assisté au spectacle de Eddie Santiago au Medley samedi soir le 23 octobre et je me suis entretenue avec lui après son spectacle. D'abord, laissez-moi vous parler un peu de ce spectacle qui a fait salle comble. Il était un peu plus de 23h30 quand finalement nos amis de la “Dimension Latine” Elkin Polo et Claudia Gonzalez sont venus annoncer qu’Eddie Santiago allait bientôt commencer son spectacle. Ses fans n'en pouvant plus, et il a finalement fait son entrée. Les gens venaient LE voir et c'était leur soirée. Ils ont chanté avec lui toute la soirée. Le public connaissait toutes les chansons par cœur. Moi-même, je me suis surprise à fredonner non pas deux mais au moins 6 chansons que je connaissais de lui. En fait, je les avais toutes déjà entendus, mais j'ai fini par mettre un visage sur cet homme qui a chanté sur mes premières cassettes de musiques salsa, il y a une dizaine d'années. Cette musique sur laquelle j'ai fait mes premiers pas de salsa, m'a rappelé bien des souvenirs!
Le spectacle en soit était des plus simple et des plus sobre. C'est comme quand on va voir un show de Richard Séguin ou de Andrée Watters, on va là pour chanter les tounes! Alors pas d'artifices ni de danseurs, ni de mise en scène, les spectateurs n'auraient rien remarqué de toute façon. La formation était des musiciens, tous venus de Miami, et qui venaient de faire une prestation à Toronto la veille. Fatiguant, nous laisse savoir le chanteur qui fait son métier depuis plus de 20 ans. Il a juste eu le temps d'arriver à Montréal, de se reposer pour repartir dans la nuit suivant le spectacle. À Toronto, il semble avoir eu à forcer sa voix, et nous a avoué que sa voix était un peu rauque mais heureusement son public merveilleux (comme il l'a nommé) était là pour le supporter et lui faire oublier (encore une fois) que le son de l'orchestre était un peu fort. Pour une fois que ce n'est pas moi qui le disait... Eddie, après sa première pièce, a dû demander à l'ingénieur de son de bien vouloir baisser le son de l'orchestre (chose qui arrive souvent lorsque j'assiste à des concerts live) et le public l'a appuyé dans son commentaire. Les artistes devraient faire cette remarque plus souvent dans certain spectacle à Montréal. C'est toujours difficile de trouver les ingénieurs de son qui arrivent à mixer “live” des groupes latins et il faut dire que c'est plus complexe qu'un band rock de guitare, basse et batterie.
Au milieu du spectacle, George Lamond nous a offert 3 de ses pièces musicales sur une piste parce qu'ils n'ont pas pu lui trouver de trompettiste ni a Toronto, ni à Montréal! L'orchestre de Eddie Santiago utilise 3 trombonistes et n'ont donc pas pu jouer le répertoire de George. Que cela ne tienne, il nous a quand même livré le meilleur de lui et je crois sincèrement que les montréalais ont beaucoup aimé sa prestation. La prochaine fois, il nous a promis de se présenter avec son groupe.
El romantico de la salsa est revenu sur scène pour nous faire un dernier “set” et nous a rejoué comme dernier le thème : Lluvia. Le tout fut précédé de : Tu me quemas, Que locura enamorarme de ti, Tu me haces falta et Me fallaste, pour ne vous donner que les grandes lignes du spectacle.
Voici, la traduction de mon entrevue avec Eddie pour Salsafolie.com.
MC - (Je lui ai fait remarquer que) : Le public savait et a chanté toutes les chansons ...
Eddie – Le souvenir le plus merveilleux que je garde de Montréal est celui du public. Avec l'énergie positive qu'ils ont su livrer ce soir, je repars comblée.
MC – J'ai fait mes premiers pas de salsa sur plusieurs de tes chansons et depuis plus de 15 ans à Montréal, il y a eu une ascension de la salsa, qu'en penses-tu?
Eddie – C'est gentil le fait que tu fasses référence aux premières chansons que tu as entendus de moi. Ça me touche quand les gens me disent que mes chansons leurs rappellent des souvenirs et qu'elles leur rappellent des moments de leur vie, qu'ils soient bons ou mauvais. Comme artiste, je sens que j'ai une responsabilité, puisque les gens de partout où je vais me disent qu'ils se sentent concernés par mes chansons ou qu'elles leurs rappellent un souvenir passé. Ces commentaires me touchent et je me dis ensuite “caramba” quand j'enregistre en studio, des fois je suis un peu fatigué, je fais des efforts avec ma voix, je me promène entre Miami et Puerto Rico et c'est pas toujours évident, mais je me console quand les gens me parlent de mes chansons. Je me dis que ça vaut la peine de continuer à travailler. Ça fait maintenant 20 ans que je fais ce métier et il y a autant de jeunes que de moins jeunes qui me suivent et qui continuent de m'appuyer, c'est très flatteur.
MC – Les gens t'appellent El romantico de la salsa, est-ce que tu aimes ça?
Eddie - Les gens m'ont donné plusieurs qualificatifs amusants comme : el romantico, el erotico, el sensual...un peu de tout tu vois! Et je ne peux pas le nier, ça m'amuse de voir qu'ils disent de belles choses à mon sujet et ces qualificatifs continuent de me suivre dans ma carrière.
MC – Que prépares-tu pour les prochains mois?
Eddie – Je viens tout juste de terminer un nouveau travail avec une nouvelle compagnie MP (Musical Production), je ne suis plus avec Sony Discos et je ne travaillerai plus avec mon ami Omar Alfanno (ce grand compositeur), avec qui j'ai tellement eu de plaisir à travailler sur le disque précédent “AHORA”. Cette nouvelle production sera un peu différente des autres parce que le tempo musical est un peu plus rapide qu'à l'habitude. On a gardé notre style romantique, mais cette fois on tente une petite évolution...puis on verra la réaction. Il faut toujours chercher de nouvelles idées, tout en restant nous-même.
MC – Parles-moi de tes musiciens, d'où sont-ils?
Eddie – Les musiciens avec qui j'enregistre sont des musiciens de Puerto Rico, de la compagnie de disque et ceux qui sont avec moi aujourd'hui sont des musiciens de Miami avec qui je joue régulièrement. Nous sommes tous venus de Miami. Nous repartons dans 4 heures!
MC – Merci pour cet entretien et pour le temps que tu m'as accordé.
Eddie – Merci à toi et j'espère... à très bientôt!
Hasta la proxima! Marie Claude Roy
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