CÉLIA CRUZ, LA REINA DE LA SALSA

Reportage de Annie Joubert alias EL PREZ


Une brillante étoile au firmament de la Salsa s'est éteinte

Célia Cruz, surnommé la Reine de la Salsa s’est éteinte à la suite d’une tumeur au cerveau à l’age de 77 ans, mercredi soir dans sa maison à Fort Lee au New Jersey.

Née d’une famille nombreuse dans un petit village près de la Havane à Cuba, Célia Cruz connu des débuts plutôt modestes lorsqu’elle devint la chanteuse principale pour la Sonora Matancera, groupe afro-cubain légendaire, au courant des années 50. Suite à la révolution cubaine et l’entrée de Fidel Castro au pouvoir, Celia Cruz et la Sonora Matancera utilisent un ‘’world tour’’ pour s’exiler aux États-Unis en 1960. Au grand chagrin de Célia, l’administration de Fidel Castro ne lui pardonnant pas sa défection, ne lui permettra plus jamais de retourner dans son Cuba natal, ni pour la maladie de sa mère, ni à la mort de son père. En 1962, Célia Cruz épousa le trompettiste du groupe, Pedro Knight. Il abandonna la formation musicale peu de temps après leur mariage et devint son manager tout au long de sa carrière.

«La musqiue est un cadeau de Dieu et s'il me laisse, je continuerai à partager ce cadeau avec tout le monde.C'est la seule chose qui me remplisse de félicité. C'est le but de ma vie.»

Les années 60 furent marqués par une plus d’une vingtaine d’albums avec le groupe Sonora Matancera ainsi que le début de sa carrière solo en 1965. Elle fait la rencontre de Tito Puente et pendant une période de 6 années, ils enregistreront 8 albums, qui malheureusement à cette époque, n’ont pas eu le succès mérité. Ces albums sont aujourd’hui considérés comme des ‘’best sellers’’. La fin des années 60 et le début des années 70 n’ont pas apporté le succès commercial espéré par Célia Cruz. Le public boude la musique afro-cubaine qu’elle considère désuète et passée. Au même moment au début des années 70, un nouveau genre musical émerge de la fusion des rythmes afro-cubains et différents arrangements et orchestrations aux saveurs latines. Ce fût la naissance du nouveau style musical, la Salsa!

Après avoir fait une prestation dans l’Opéra Rock latin Hommy, Célia Cruz signe un contrat avec Fania All-Stars, le plus grand label afro-caribéen de l’époque. Les années 70 marqueront le succès incontestable de Célia Cruz et le début d’une longue liste d’albums avec les plus grands noms du milieu. Célia travaille avec les musiciens les plus renommés tel Johnny Pacheco, Ray Baretto, Tito Puente, Fania All-Stars ainsi que Willie Colon quelques années plus tard. La réputation de Célia Cruz n’est plus à faire. Elle connaît maintenant un succès international et les années 80 garderont Célia plus occupée que jamais. Ce n’est qu’en 2002 que Célia Cruz reçu son premier Grammy Awards malgré plusieurs nominations par le passé.

«La musique afro-cubaine est à la racine de ce que, aujourd'hui, nous nommons salsa ; elle porte l'identité culturelle et témoigne du folklore de chaque village et chaque province des Tropiques. C'est une source de fierté, du boneheur d'être en vie. C'est cela que j'apporte au peuple.»

Célia Cruz nous a ébloui tout au long de sa carrière, non seulement par sa voix mémorable mais par son incroyable énergie et charisme qui a fait d’elle une légende. Reconnue pour avoir des costumes flamboyants, ils ont parfois étés si spectaculaires qu’ils prenaient toute la place sur la scène, laissant peu d’espace pour les autres musiciens. Célia se plaisait même à dire qu’un de ses costumes coûtait plus cher que l’enregistrement d’un de ses albums! Avec son énorme sourire et sa façon électrisante de partager son enthousiasme pour sa musique et ses racines, Célia Cruz restera à jamais la Reina de la Salsa dans le cœur de ses fans.

Fondatrice de Salsafolie, Annie Joubert aussi connu sous El Presidenté est définitivement une ''Mordue'' de la Salsa. Son style de plume un peu loufoque et surtout plein d'énergie, fait sourire et donne envie de joindre les rangs des fous de la Salsa!

all copyrights www.salsafolie.com - tous droits réservés