Il est considéré comme un des meilleurs pianiste de latin jazz sur l’île de Montréal. Très jeune, il a étudié les percussions pendant 10 ans à l’École Supérieure de la Havane. Puis, à 17 ans il décide de se mettre au piano et à la composition. Il a déjà participé à plusieurs festivals un peu partout au Québec, en Ontario, à Cuba et il a su se démarquer en jouant avec des artistes de renom comme Jesus Alejandro Perez « El Nino » ainsi qu’avec Sandra and the Latin Groove. Il a aussi accompagné des orchestres de latin jazz reconnues à Cuba et depuis quelques années, il a choisi comme terre d’accueil : Montréal, puisque que sa conjointe est québécoise. Il a grandit dans la ville mouvementée de Holguin, située au nord-est de Cuba et il n’a pas tardé à se démarquer parmi les artistes latins d’ici, puisqu’il est un passionné de SA musique… la musique cubaine.
Il a appris le français et il n’hésite pas à s’exprimer dans cette langue, malgré le fait qu’il a un accent prononcé. Ce n’est pas un reproche, au contraire, si on veut assimiler une nouvelle langue, on se doit de la parler comme on le peut au début, malgré les erreurs de syntaxe et de grammaire. Je peux vous dire que les francophones, en général, apprécient énormément les étrangers qui pratiquent le français et qui essaient tant bien que mal de s’exprimer dans cette langue si complexe. Alors, sachez reconnaître les gens qui font des efforts linguistiques et encouragez-les en les écoutant avec une troisième oreille. Ceux qui se sont déjà retrouvés dans un pays étranger, avec un bref répertoire pour s’exprimer, savent de quoi je parle.
Son album s’intitule « Te llegó », il est produit par Cuban Times : Jim Norcross (le saxophoniste baryton du groupe) et Yoël Diaz. Il a lui-même réalisé, arrangé et composé tout ce qui se trouve sur l’album. Ses musiciens sont fabuleux, certains de ceux qui ont enregistrés se retrouvent sur scène avec lui. Lisandro Martinez assure le côté vocal, ainsi que les choristes Neiver (el cubanito), Roberto Osorio (kiko) et Yoël Diaz. Ils sont tous des habitués et de grands musiciens, ils se promènent du cuban-jazz au latin-jazz, de la timba au cha-fusion, du latin-funk au bolero-cha, de la samba aux « baladas », jusqu’au rock latin. Une chose est sure, ça incite à « mover la cintura »! Plus de la moitié de son oeuvre est instrumentale et cela nous permet de considérer la qualité de ses pièces.
Cet auteur-compositeur-intreprète à la fois persévérant, discret et réservé, arrive à nous faire ressentir sur scène, tout ce qui brûle en lui. Il sait nous transmettre sa passion et son énergie. J’en sais quelque chose, car lorsqu’il est venu à l’émission Ay ! Qué Calor pour une entrevue et j’ai eu la chance d’être invité à son spectacle du 27 novembre au Café Campus. Je me considère donc parmi les privilégiés qui ont assisté à ce spectacle digne des shows de « pros ». Ce n’était pas un public de salséros qui a assisté à cette performance, mais toutefois, des gens qui comme moi, apprécient la musique latine dans tout son ensemble, celle qui est faite, autant par des montréalais de souche que par des montréalais d’adoption.
De plus en plus, je trouve que certains artistes latins « locaux » arrivent à sortir du fameux «ghetto-latin » et du « micro-milieu » de la presse latine. Il est temps qu’ils se fassent voir par le grand public de Montréal qui, avouons-le, est très ouvert à tous ces styles musicaux. Ce genre de musique métissée, d’inspirations cubaines, plaît beaucoup aux québécois et il y a définitivement une place pour ce genre d’artiste qui sait partager avec la foule se qui brûle dans ses veines. Yoël Diaz a du talent à revendre et j’espère que vous aurez l’occasion de vous retrouver avec lui et son ensemble sur une scène en quelque part. Si vous n’avez pas les moyens de vous payer un voyage à Cuba, et bien payez-vous un CD made in Québec ou un show de Yoël Diaz et son ensemble et vous ne serez pas déçu, seguro ! « Te llegó » ça signifie :
C’est arrivé ! Alors… son album est arrivé et disponible chez Archambault.
Moi je vous dit : Hasta la proxima!
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